Un dispositif écologique innovant éprouvé
L’eau, source de vie pour toutes les composantes de la nature dont l’espèce humaine. Dans nos montagnes, son abondance et sa qualité contribue aux activités humaines (pêche, randonnée en refuge, pastoralisme…). Mais cette ressource subit les effets du réchauffement climatique (baisse des précipitations, fonte précoce de la neige et des glaciers…). Nos activités humaines l’impactent également par leurs prélèvements ou leurs rejets. Il est indispensable de réduire les pressions exercées sur cette ressource afin qu’elle continue d’assurer nos besoins et ceux du reste du vivant. Une solution innovante d’épuration des effluents fromagers vient d’être éprouvée…
Patrimoine du Parc national, le pastoralisme revêt un enjeu territorial et économique fort notamment par une production fromagère importante en Béarn.
Mais la transformation du lait en fromage n’est pas sans conséquence sur les milieux aquatiques : le rejet du « petit lait » ou lactosérum, impacte la qualité de l’eau notamment lorsqu’il est rejeté dans ou à proximité d’une rivière ou d’un lac. Très riche en matière organique, ce résidu déséquilibre les milieux aquatiques (eutrophisation).
Pour exemple, un troupeau de 200 brebis en estive va produire 150 litres de lait par jour et, par voie de conséquence, après transformation en 28 kg de fromage, 120 litres de lactosérum soit l’équivalent de la charge organique produite par un village de 120 habitants par jour.
