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Conseils et bonnes pratiques

Garde moniteur avec un groupe de randonneur au cirque de Troumouse
© C. Sallaberry - Parc national des Pyrénées

Territoire d’émerveillement, la montagne n’en est pas moins un espace sauvage nécessitant une préparation à ne pas négliger afin de profiter pleinement de votre expérience.

Randonner

Avec 320 kilomètres de sentiers entretenus par le Parc national en zone cœur du territoire, les possibilités de randonner sont pléthore. Que vous soyez randonneurs novices ou montagnards chevronnés, il est essentiel d’avoir conscience de ses capacités physiques et de choisir une destination en adéquation, afin de vivre une expérience épanouissante pour le corps et l’esprit.

Comment préparer sa randonnée?

Vous trouverez également une manne d’informations à travers la campagne « Réussir ma rando » menée en partenariat avec l’Agence de Développement Territoriale des Pyrénées-Atlantiques (ADT64), le Département des Pyrénées-Atlantiques et le Réseau Sports des Pyrénées-Atlantiques.

Randonneurs dans la vallée du Lutour
Vallée du Lutour © L. Nédélec - Parc national des Pyrénées
Randonneurs dans paysage rocheux
© Pierre Meyer AE Médias
Famille de randonneurs sur un sentier enpierré
© M. Hervieu - Parc national des Pyrénées

Instants Découverte: les bons usages en montagne

Instants Découverte - Les bons usages en montagne

En estive

Avec plus de 600 000 ovins, caprins et équins transhumants sur le massif en été, les Pyrénées sont un territoire de rencontres et d’échanges.

Afin que votre expérience en estives soit une réussite, quelques comportements sont à adopter face à un chien de troupeau :

  • se signaler en parlant pour ne pas le surprendre ;
  • rester calme et lui parler de manière posée ;
  • s’arrêter quand il arrive vers soi ;
  • ne pas le regarder dans les yeux ;
  • ranger ses bâtons.

Quelques comportements sont également à proscrire :

  • fuir en courant ;
  • crier ;
  • adopter un comportement agressif ;
  • se retourner et partir.

Quelques comportements sont à adopter face à un troupeau :

  • le contourner ;
  • ne pas vouloir faire de photos à proximité des animaux ;
  • rester discret ;
  • ne pas donner à manger ;
  • …

Durant la période estivale, les médiateurs pastoraux du Parc national des Pyrénées vont à votre rencontre sur les sentiers afin d’échanger avec vous sur les bonnes pratiques en présence de troupeaux. 

Patou des Pyrénées gardant un troupeau d'ovins
Patou des Pyrénées © N. Laffeuillade - Parc national des Pyrénées
Médiatrice pastorale sensibilisant des visiteurs sur un sentier entourés de brebis
Médiatrice pastorale sensibilisant des visiteurs © L. Met - Parc national des Pyrénées
Vache et son veau au plateau du Bénou au coucher du soleil
© Jean-François Graffand

Instants Découverte: les médiateurs

Instants Découverte: Les médiateurs du Parc national des Pyrénées

Baignade / activités aquatiques et nautiques

Exposés aux impacts du réchauffement climatique et aux activités humaines, les écosystèmes aquatiques sont des milieux particulièrement fragiles.

Suite à la concertation avec les représentants des activités de sports et loisirs aquatiques, la réglementation en zone cœur du Parc national définit désormais (arrêtés du directeur du Parc national des Pyrénées n° 2026-45 et n° 2026-112) :

  • dans les lacs et laquets, la baignade et les autres activités aquatiques et nautiques impliquant une immersion partielle ou totale dans l’eau sont désormais interdites. La pêche réglementée ;
  • dans les cours d’eau, la randonnée aquatique (aquarando, ruisseling) est interdite. La pêche, le canyonisme et le canoë-kayak sont réglementés.

Cette décision intervient afin de :

  • préserver la qualité des eaux des lacs de montagne et des cours d’eau, menacée par une fréquentation croissante susceptible d’engendrer une pollution organique et chimique (savon, crème solaire, produits antimoustiques…) ;
  • de protéger la biodiversité, notamment les espèces sensibles vivant dans ou à proximité des milieux aquatiques ;
  • de réduire les dérangements visuels et sonores liés à ces pratiques ;
  • d’assurer la sécurité du public, dans un environnement naturel de montagne qui peut présenter des risques.

Les bons gestes à adopter pour la préservation des milieux aquatiques

  • éviter de piétiner le fond du cours d’eau et déplacer les galets et les blocs ;
    Ces interventions portent atteinte aux insectes, amphibiens, à la flore et aux habitats de fonds de cours d'eau et contribuent également à la mise en suspension des sédiments.
  • ne pas construire de barrages ;
    Ces petits aménagements modifient les écoulements, constituent des obstacles aux déplacements de certaines espèces (alevins, larves...) et contribuent au réchauffement de l'eau avec le ralentissement du débit.
  • éviter les zones de berges fragilisées afin de limiter leur érosion ;
    Ce sont des lieux de vie de nombreuses espèces comme le Desman des Pyrénées.
  • éviter le piétinement des zones humides et tourbeuses ;
    Ce sont des milieux rares et très fragiles.
  • ne pas introduire de produits chimiques dans les cours d’eau ;
    Crème solaire, savon… occasionnent des pollutions. Les produits anti-moustiques et anti-tiques impactent directement les insectes aquatiques.
  • ne pas prélever les plantes et animaux aquatiques ;
    Mis à part les poissons pêchés en respectant la règlementation, tout prélèvement ou toutes perturbations intentionnelles sont interdits en zone cœur du Parc national.
  • ne pas faire sa toile­tte ni sa vaisselle dans le cours d’eau ;
    On préfèrera prélever l’eau et s’éloigner du cours d’eau pour éviter toute pollution des milieux avec le savon et on privilégiera l’utilisation de produits naturels à faible impact sur l’environnement.
  • ne pas faire ses besoins dans ou proche de l’eau ;
    On s’éloigne pour minimiser la pollution de l’eau, on ramène les papiers hygiéniques pour ne pas les laisser dans la nature.
  • pour votre santé ;
    Ne pas boire d’eau en montagne si elle ne provient pas de sources bien identifiées. Excréments et cadavres d’animaux à proximité ou dans l’eau peuvent être à l’origine de contaminations bactériologiques.
Cours d'eau avec Populage des marais
Populage des marais © L. Nédélec - Parc national des Pyrénées
Gros plan d’une grenouille posée sur un sol rocheux humide.
Crapaud accoucheur © S. Ceyte - Parc national des Pyrénées
Presqu'île et zone humide
Lac vallée d'Aure © O. Pasquet - Parc national des Pyrénées

Bivouac

Un bivouac bien réalisé permet de vivre une expérience originale, de profiter d’un espace naturel tout en préservant sa biodiversité et ses écosystèmes fragiles. 

L’objectif est de s’installer dans un endroit qui allie sécurité, confort, cohabitation avec les autres et préservation des milieux. 

Rappel : En zone cœur du Parc national, le bivouac est autorisé à partir de 19h00. La tente doit être installée à plus d'une heure de marche de tout accès motorisé ou des limites du Parc national et démontée le matin avant 9h.

En Réserve naturelle nationale du Néouvielle, le bivouac est autorisé uniquement sur les aires délimitées à proximité du lac d’Aubert et du lac d’Orédon.

  • prévoir un matériel et un équipement adapté à la météo (à vérifier la veille), à la température ;
  • choisir son itinéraire en fonction de son niveau.

  • monter sa tente après 19h00 ;
  • éviter d’installer sa tente au pied d’une falaise en cas d’éboulement ;
  • éviter les cuvettes en cas d’orage. Elles peuvent accueillir tourbières et zones humides dont la flore est fragile et protégée ;
  • s’éloigner des bords de rivières (augmentation du débit, bruits du torrent, dérangement d’espèces) ;
  • éviter de s’installer trop près d’un point d’eau (froid, humidité, moustiques, présence de troupeaux, dérangement d’espèces...) ;
  • éviter les crêtes et les cols (vent plus fort) ;
  • rester prudent en forêt (foudre, branches cassées par le vent) ;
  • opter pour un bon ensoleillement grâce à une bonne exposition ;
  • évitez de vous installer à proximité des troupeaux, des cabanes de bergers ;
  • si vous prélevez de l’eau (risque sanitaire), la faire bouillir ;
  • ne pas faire sa toilette et sa vaisselle dans l’eau, on préfèrera récupérer l’eau à l’aide d’un récipient (ou poche à eau spéciale) et s’éloigner du bord ;
  • utiliser les produits les plus naturels possibles ;
  • cuisiner avec un réchaud, le feu est interdit.

Question WC : éloignez-vous de l’eau pour limiter les pollutions, ramener son papier toilette dans un petit sac dédié, zippé (on ne le brûle pas) ou enterrez le tout, ce qui évite la pollution visuelle et favorise la dégradation. 

  • démonter sa tente avant 9h00 ;
  • redescendre tous ses déchets même compostables ;
  • ne laisser aucune trace de votre passage. 

Chaque contenu posté (texte, vidéo, photo) n’est pas sans conséquence. Partager avec vos amis les bonnes pratiques pour réaliser un bivouac responsable (beauté de la nature, respect de l’environnement, sécurité, règlementation...).

Observation des animaux

J'observe les animaux de loin.

Garder ses distances pour observer ou photographier les animaux est essentiel pour leur éviter un stress possiblement mortel. 

Dès que la faune nous perçoit, elle montre des signes de stress. Les animaux se mettent en alerte : dresse les oreilles vers nous (Isard), nous fixe (Aigle), s’agite (passereaux), se dresse (marmotte).... Les distances d’alerte sont différentes en fonction de l’espèce : quelques dizaines de mètres pour le Bouquetin, quelques centaines de mètres du nid pour l’Aigle royal... La réaction est, comme pour l’humain, différente en fonction des situations (espace de fréquentation habituel, lieu de quiétude isolé…) et de la période. Cette alerte peut se transformer en dérangement.

Si nous nous rapprochons, le stress va crescendo, déclenchant des signaux d’alarme : l’Isard souffle fortement, la marmotte siffle. Stade ultime : l’animal s’enfuit, plus ou moins paniqué. Ce faisant, il délaisse un endroit qui lui était favorable. Cette dépense d’énergie inutile peut lui coûter cher, surtout en hiver. Il peut même abandonner sa descendance, comme le font les oiseaux dérangés dans leur nid. 

Comme pour nous, le stress nuit à la santé des animaux : un Grand Tétras stressé par le dérangement est plus sensible au parasitisme, diminuant ses chances de survie…

Je ne fais pas voler de drone.

Je respecte le silence et la quiétude des lieux.

Je profite de cette nature en respectant sa quiétude, en ne quittant pas les sentiers.

Isard sur fond rocheux avec quelques rhododendrons sur le côté
Isard © J. Vignasse - Parc national des Pyrénées
Marmotte en alerte dans une prairie
Marmotte © F. Luc - Parc national des Pyrénées

Risque incendie

Allumer un feu est interdit. 

Le risque incendie est conséquent dans des espaces où l’intervention des secours est périlleuse voire impossible. La nature particulière du sol dans beaucoup de zone de montagne (tourbeux ou para-tourbeux) fait que le feu peut couver sous la surface et courir en sous-sol sur plusieurs mètres, pendant plusieurs jours. Un incendie peut ainsi se déclarer de façon décalée dans le temps et l’espace.

Par ailleurs, le bois soustrait au milieu prive d’une ressource et d’habitat primordiaux nombre d’espèces rares ou protégées dites « saproxyliques ». Le feu entraîne une disparition du bois mort sur certaines zones, et donc la disparition des espèces (insectes et champignons notamment) qui en dépendent.

Les réchauds à gaz sont autorisés en zone cœur du Parc national. Les réchauds à bois sont strictement interdits.

Coléoptère saproxylique sur un bois mort
Coléoptères saproxyliques © S. Rollet - Parc national des Pyrénées
Coléoptère saproxylique sur un bois mort
Coléoptère saproxylique © S. Rollet - Parc national des Pyrénées

Randonner avec son chien

Les chiens, même tenus en laisse, sont interdits en zone cœur du Parc national. 

En aboyant, ils seraient perçus comme des prédateurs par la faune sauvage qui prendra la fuite au risque de se blesser et de dépenser une énergie importante. Ils peuvent également déranger les nichées de poussins cachés dans les buissons et autres feuillages. De plus, les chiens peuvent être porteurs sains de parasites dangereux pour la faune sauvage. Leurs déjections comportent, souvent, des résidus chimiques des produits antiparasitaires usuels.

Seules dérogations possibles : les chiens de troupeaux et chiens de berger en activité, les chiens de secours, les chiens d’aveugle et les chiens acteurs de suivis scientifiques.

Des tolérances existent :

  • Pont d’Espagne – Cauterets 
    A pied depuis le parking du Puntas jusqu’au refuge du Clot, et en télésiège jusqu’au lac de Gaube du 01 mai au 30 octobre, les chiens sont autorisés en laisse. Du 01 novembre au 30 avril, les chiens même tenus en laisse sont interdits.
  • Chemin du cirque de Gavarnie

La zone d’adhésion du Parc national regorge de belles randonnées réalisables avec un chien. Il convient de respecter la réglementation de chaque secteur (zone pastorale…).

Des sites internet vous en font découvrir :

Préparer sa nuit en refuge

Les refuges de montagnes se situent entre 1 500 m et 2 650 m d’altitude. Il faut environ entre 1h30 et 3h30 de marche pour y accéder depuis le parking ou depuis un autre refuge lors d’une randonnée itinérante.

Il est nécessaire de réserver votre nuit et les repas bien avant votre séjour. Prévenez si vous devez annuler votre réservation.

  • consulter les conditions météo et l’itinéraire d’accès qui peut comporter un fort dénivelé ;
  • adapter l’itinéraire en fonction de vos capacités ; 
  • repérer votre itinéraire sur une carte IGN 25 000ème ;

Vous pouvez vous renseigner auprès du refuge sur les conditions d’accès, les horaires d’accueil et des repas.

Les vêtements :

  • une paire de chaussures montantes pour la randonnée ;
  • une veste imperméable ou poncho couvrant aussi le sac ;
  • une polaire ou un pull bien chaud ;
  • des affaires de rechanges (tee-shirt, chaussettes, ...) ;
  • une casquette, bonnet ou chapeau ;
  • et pour la nuit, un drap sac en tissu léger.

Le matériel :

Gourde, lunettes de soleil, jumelles, crème solaire, lampe frontale, bouchons d’oreille, gant de toilette, savon écologique ou biodégradable, serviette microfibre, couverts et boite pique-nique réutilisable (si vous prenez un pique-nique au refuge), sac pour déchets, petits sacs zippés pour ramener le papier toilettes si vous allez dans la nature lors de la randonnée....

Le refuge en site isolé fonctionne de manière quasi autonome. La sobriété est à l’affaire de tous. L’eau, captée à proximité, l’énergie en partie solaire/photovoltaïque, sont précieuses. Chaque petit geste compte pour économiser ces ressources. 

 

Campagne de sensibilisation "En harmonie"