Conscient de la place que l’agropastoralisme occupe au sein des patrimoines dont il a la responsabilité d’assurer la conservation et la valorisation, le Parc national apporte, depuis sa création, un soutien évolutif à l’agro-pastoralisme, en fonction des besoins, des initiatives locales et des financements qui lui sont alloués et en lien avec les partenaires de cette activité.
Ainsi, au cours de son histoire, le Parc national a participé à une grande diversité d’actions :
Dans les années 70-80,
à une époque où l’avenir de l’activité pastorale présentait une grande fragilité, le Parc national a apporté un appui technique et financier en vue de la réhabilitation de nombreuses cabanes pastorales en collaboration avec les propriétaires (communes et commissions syndicales) afin de contribuer au maintien des hommes et des femmes en montagne.
Il contribue à la mise en place et l’organisation des héliportages en collaboration avec le FIEP (Fonds d'intervention Eco-Pastoral) puis l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn.
Ce travail s'est poursuivi avec de nouveaux partenaires comme les services pastoraux départementaux, créés dans la continuité de la loi pastorale de 1972. Ainsi, le Parc national a accompagné la création d'ateliers fromagers ou le développement des énergies renouvelables dans les cabanes.
Plus récemment, l’établissement a accompagné :
- les gestionnaires d'estives dans la gestion des estives : diagnostics écopastoraux, plans de gestion, aide aux aménagements pastoraux ;
- les exploitations agricoles dans la gestion des prairies de fauche, celles-ci présentant des enjeux écologiques remarquables : aide à l'acquisition de motofaucheuses ou de tracteurs de montagne permettant l'exploitation des parcelles les plus pentues, réhabilitation de granges foraines ;
- l’animation et la contractualisation des mesures de gestion avec les agriculteurs volontaires : maintien de la fauche à pied, débroussaillage, maintien de la diversité floristique des prairies... ;
- des collectifs d'agriculteurs dans la lutte alternative contre les campagnols terrestres afin de réduire les dégâts sur les prairies sans emploi de produits chimiques ;
- les démarches pour la valorisation des produits de qualité.
Désormais, le Parc national :
- accompagne le portage pour les bergers, opération indispensable pour apporter ressources alimentaires et équipements pastoraux à la cabane pastorale en estive, ou redescendre les fromages en fin de saison (mules et hélicoptères),
- travaille sur l'assainissement écologique des cabanes et ateliers fromagers,
- contribue à la réouverture de milieux à usages pastoraux dans le cadre de nouvelles mesures agroenvironnementales depuis 2024. En raisonnant l’emploi de l’action mécanique et/ ou du pâturage, elles valorisent ces surfaces par le pastoralisme et favorisent la biodiversité qui y est attachée.
Retrouvez, en images, "Le soutien du Parc national à l’agropastoralisme"
En cette année 2026 désignée année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux par l’Organisation des Nations Unies, alors même que la transhumance a été inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le Parc national des Pyrénées entend mettre en valeur le lien entre les modes d’élevages transhumants, les communautés, les écosystèmes et les cultures traditionnelles et contemporaines qui y sont associés.
Malgré la baisse des moyens financiers de l’établissement, cet engagement renforcé se traduit par le lancement de programmes d’expérimentation, de recherche, d’inventaires… de temps de sensibilisation, de supports d’information…
