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Vivre ensemble,

en l’église de Vier-Bordes (65)

 

Afin de participer à la préservation des chauves-souris et de faciliter leur cohabitation avec les habitants, le Parc national accompagne les particuliers et les communes afin de protéger et gérer le patrimoine bâti favorable à l’accueil de ces espèces. C’est ainsi que la commune de Vier-Bordes s’est mobilisée pour préserver de belles colonies de chauves-souris autant que son église.

Dans le cadre des conventions « refuges pour les chauves-souris » signées par les propriétaires et les partenaires du plan national d’action (Parc national des Pyrénées, Conservatoires des Espaces Naturels Aquitaine et Occitanie, GCA (Groupe chiroptères Aquitaine), SFEPM (Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères)), la commune de Vier-Bordes a fait appel au Parc national des Pyrénées afin de perpétuer la tradition d’accueil de sites de mise-bas et d’élevage des jeunes de belles colonies de Grands rhinolophes et Murins à oreilles échancrées sans que le guano ne nuise plus au bâtiment.

Ainsi, un nettoyage complet du vide sous charpente a été réalisé en 2025 : 300 kg de guano enlevés. Le 21 février 2026, en l’absence des chauves-souris, les solives ont été doublés et un plancher installé sur toute la surface des combles afin d’y déposer les bâches pour faciliter le nettoyage annuel du guano. Plébiscités par les habitants, très attentifs au devenir des chiroptères et de leur patrimoine bâti, ces travaux ont été suivis spécifiquement par Madame Catherine Candau, adjointe à la mairie de Vier-Bordes.

Depuis 16 ans, le Parc national suit le gîte de l’église de Vier-Bordes où 400 chauves-souris avaient été comptabilisées en 2013, 360 en 2024 et 200 en 2025.

La convention quadripartite signée en 2025 entre le propriétaire des lieux (la commune de Vier-Bordes), La société Française pour la Protection des Mammifères, le conservatoire des Espaces Naturels Occitanie et le Parc National des Pyrénées engage le propriétaire :

  • à conserver les gîtes hébergeant les chiroptères

  • à limiter au maximum les visites des sites occupés

  • à adopter des pratiques de jardinage favorables aux populations d’insectes

  • à ne pas éclairer directement l’accès à l’espace occupé 

  • à exclure l’utilisation de produits toxiques pour le traitement des charpentes…

Le Parc national s’engage, quant à lui, à poser des bâches et nettoyer annuellement le guano en période hivernale. 


Source URL: https://pyrenees-parcnational.fr/actualites/vivre-ensemble-en-leglise-de-vier-bordes-65